Kingdom Hearts RPG


 
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 Falling Awake [solo]

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MessageSujet: Falling Awake [solo]   Jeu 15 Jan - 11:38

[HRPG : Voilà, premier post de ce RPG en solo ; je vous prie d'ores et déjà de m'excuser pour les double-posts]

~ Premier Palier :

Thème musical ♪ :
 

Ç’a commencé par une chute, lente, interminable ; comme si je coulais doucement dans un océan sans fond et sans surface. Lorsque mes pieds ont enfin touché le sol, j’ai ouvert les yeux. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris, que j’ai véritablement compris, que je rêvais.


Soudain le sol vola en éclats. Je me protégeai le visage de mes bras, m’attendant à un choc douloureux.
… Mais il n’en fut rien.
Au lieu de cela, je sentis souffler un vent si puissant et si déchaîné que j’en vacillai, cependant qu’une vive lumière filtrait au travers de mes paupières closes.
J’ouvris les yeux, un peu surpris.

Ce que j’avais pris, au départ, pour des éclats de sol s’avérèrent être en réalité des papillons, dont le dessus des ailes était aussi noir que le dessous était coloré ; des milliers de lépidoptères, gracieux et  légers, tournoyaient autour de moi en une vertigineuse et chatoyante tornade. Je contemplai, pendant quelques minutes, cet incroyable spectacle.
Étais-je réellement en train de rêver cela ?

Mon regard fut alors attiré par le sol, jusqu’à présent dissimulé par le parterre d’insectes ; celui-ci était lisse et froid comme le verre, et produisait une douce lumière blanche. Mais le plus étrange était, sans l’ombre d’un doute, le motif qui le recouvrait. De par ses entrelacs et ses carreaux de verre, je devinai qu’il s’agissait d’un vitrail ; toutefois, je ne parvenais à en comprendre le dessin. Je voyais des visages aux yeux clos, mais je ne les reconnaissais pas. Je distinguais des scènes, mais je ne me souvenais pas les avoir vécues.
Mais pouvais-je encore me fier à ma mémoire, après tout ?

Soudain, je fus arraché à mon examen du sol par la sensation, oppressante, d’être observé. Je relevai la tête, sur le qui-vive : étais-je en train de faire un nouveau cauchemar ?
Comme à chaque fois dans ce genre de situation, je ne vis personne ; je remarquai toutefois la présence de trois piédestaux au centre de la pièce, vers lesquels j’avançai.

Sur chacun des présentoirs reposait un objet aux couleurs vives et dont la forme, un brin simpliste, m’évoquait trois jouets pour enfants : il y avait une épée à la poignée jaune, un bouclier rouge sombre et un sceptre décoré d’une pierre bleue. Tous trois étaient ornés du même motif : trois sphères, dont une plus grosse que les autres, placées en une sorte de V. Je contemplai les objets, perplexe. J’ignorai pourquoi, mais mon instinct me soufflait – pour je ne sais celle quelle raison – de choisir une des trois armes.

Mon regard passa d’un objet à l’autre ; j’étais aussi indécis que sceptique. Et le plus étrange était que j’avais la ferme impression d’avoir déjà vécu cette scène… Peut-être avais-je déjà rêvé de cela auparavant. Et alors, qu’avais-je choisi ?
Ma main passa au-dessus de l’épée. Le pouvoir du guerrier : Un courage invincible. Une épée à la puissance destructrice. Bien qu’elle résonnât dans ma tête, cette pensée n’était pas la mienne. Je regardai les autres armes.

Un bouclier pour tout repousser ? Avais-je besoin d’une quelconque protection ? À bien y réfléchir, oui, probablement : c’est ce que répétaient les médecins. Mais de quoi souhaitais-je me protéger ? Du malheur ? De la souffrance ? Ou peut-être de moi-même ? Depuis mon accident, mes nuits étaient peuplées de cauchemars, mes jours d’illusions. Je me tournai vers le sceptre. Le pouvoir du mystique, la force intérieure. Avais-je besoin de force ? Pour affronter mon quotidien sordide et incohérent ?
Finalement, ma main revint sur l’épée. J’ignorais pourquoi, mais elle m’inspirait plus confiance que les autres armes ; en l’empoignant, j’eus le fort sentiment d’avoir déjà vécu pareille scène. Sa garde me semblait familière, sa lame m’inspirait confiance.
Confiance.
Un sentiment que je ne connaissais plus.

Le vitrail qui me soutenait se brisa alors sèchement ; je n’eus que le temps de raffermir ma prise sur l’arme, puis, la seconde d’après, je chutai à nouveau dans le vide.
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MessageSujet: Re: Falling Awake [solo]   Jeu 15 Jan - 18:48

~ Deuxième Palier :

Je sais qu’il ne faut pas accorder trop d’importance à ses rêves ; mais celui-ci était particulièrement troublant, et, surtout, il m’offrait une chose à laquelle j’aspirai depuis si longtemps : la sensation de pouvoir décider.


J’atterris sur un sol similaire au premier, à ceci près que le motif n’était pas le même : cette fois, il s’agissait essentiellement de bâtiments, et je reconnus, non sans surprise, le Vieux Quartier de ma cité. Je n’eus toutefois pas l’occasion de l’examiner davantage : des créatures noires comme l’encre et dotés d’yeux vides de toute expression surgirent du sol, et me firent face. Je frissonnai : pour une obscure raison, les monstres éveillaient en moi une étrange peur, sans doute irrationnelle au vu de leur petite taille, mais bien réelle. Après tout, c’était mon rêve ; il était bien normal qu’il vire au cauchemar.
Ils viraient tous au cauchemar.

Cependant, mon instinct me soufflait qu’il y avait quelque chose à faire, que je devais agir. Et surtout, j’étais lucide. Combien de fois, depuis mon éveil, avais-je été la victime soumise de mes cauchemars ? Le spectateur impuissant de mon propre quotidien ? À ce moment précis, alors que les créatures de ténèbres rampaient vers moi, j’eus la certitude d’une chose : la décision était mienne.

Je bondis vers les créatures, l’épée au poing ; la lame fendit l’air, gracieuse, élégante, efficace. Je sentis une bouffée d’excitation monter en moi : ces gestes étaient si naturels, si familiers… Comme une chorégraphie mille fois répétée, une habitude faite presque inconsciemment. Quand avais-je appris à me servir d’une épée ? Ou peut-être était-ce dû au fait que j’étais dans un rêve. Et pourtant, les sensations étaient si réelles
Lorsque la dernière créature disparut en un nuage noir, je lâchai mon arme. Qu’avais-je fait ? J’avais vaincu, sans difficulté, d’inquiétantes créatures avec une épée. Je n’étais ni essoufflé, ni rongé par le remord. Aucun étau ne broyait ma poitrine, mon cœur ne semblait même pas s’être emballé. Pourtant, un tel combat aurait dû le mettre à genou
J’avisai alors les petits objets qui étaient apparus là où se tenaient, quelques secondes plus tôt, les créatures noires : une petite bouteille, quelques piécettes. Je les ramassai, un léger sourire flottant sur mes lèvres : ce rêve n’était décidément pas sans rappeler les jeux vidéo auxquels j’avais pris l’habitude de jouer.

Je venais de ramasser la dernière piécette lorsque la désagréable sensation d’être épié revint, plus forte encore qu’auparavant. Cette fois, cette dernière s’accompagnait d’une musique, très douce et presque inaudible, que j’avais dû remarquer inconsciemment. Je me retournai, espérant prendre l’espion sur le fait ; mais, outre moi-même, il n’y avait âme qui vive en ces lieux si mystérieux…

Ce fut ce moment que choisit le sol pour devenir aussi liquide que la surface d’un lac, au travers duquel je passai et chutai.
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MessageSujet: Re: Falling Awake [solo]   Ven 16 Jan - 23:42

~ Troisième Palier :
 
Le pire, pour moi, n’était pas d’ignorer d’où provenait mes cicatrices, ou certaines de mes « nouvelles habitudes » ; le pire, c’était de voir le visage de ces gens qui se disaient mes amis se décomposer lorsque je leur répondais que je ne les reconnaissais pas.
 
 
- T’es toujours aussi badass à l’épée.
J’ouvris les yeux, intrigué. Au-dessus de moi se tenait un jeune homme vêtu d’une veste de cuir bardée de clous et de pins, d’un pantalon bleu à carreaux, et coiffé d’une somptueuse crête iroquoise turquoise.  Je me relevai vivement. Quand m’étais-je endormi ? Et depuis combien de temps cet énergumène m’observait-il ?
Le jeune punk m’adressa un sourire malicieux, et ajouta avec un clin d’œil :
- C’est mignon, la p’tite mèche blanche ; ça te va bien.
Je fixai intensément le punk.
- Vous étiez là à mon réveil, à l’hôpital, dis-je finalement, une fois mon examen terminé. La bouche du punk s’étira en un immense sourire, lui aussi bardé de métal.
- Mémoire absolue, hein ? Ouais, j’étais là ; mais j’pensais pas que tu m’aurais remarqué Son regard se fit soudain plus cruel, son sourire plus carnassier. Alors, on peut commencer ?
- Commencer quoi ? Demandai-je en retour, le visage toujours aussi impassible.

J’avais appris à rester de marbre, quoi qu’il advienne : masquer mes craintes était devenu une chose que je faisais naturellement, sans vraiment y penser. De ce fait, son visage, bien que m’évoquant celui d’un prédateur prêt à fondre sur sa proie, ne me fit même pas frémir.
Je balayai discrètement l’endroit du regard : au sol, un nouveau vitrail. Au-dessus, le vide. Et autour de nous, le néant. Je n’avais aucune échappatoire. Je me préparai à devoir faire face, l’épée calée au creux de ma main.

Le punk eut alors un petit rire.
- T’as pas changé, en fait, dit-il joyeusement.
Je tiquai. Cela avait été très fugace, à peine visible...
- Tu vois ce truc là-bas ? Le punk alla tapoter l’objet du bout de sa ranger. C’est un starting-block. Tu vas te placer dessus, et puis tu vas courir. Rien de bien méchant, juste un p’tit parcours chronométré. Pour voir si t’as gardé la pêche.
- Et pourquoi devrais-je faire ce parcours ? M’enquis-je d’un ton tranchant.
- Oh bah ça, c’est toi qui voit mon vieux ; mais à ta place, je ferai pas ma sucrée, ricana le punk.

Un frisson parcourut mon l’échine. Je me retournai juste à temps pour éviter les crocs monstrueux qui se refermaient sur moi. Un cauchemar ! Je me mis à courir ; derrière moi, la gueule claquait des mâchoires, se rapprochant un peu plus chaque seconde. Je sentis mon cœur accélérer ; une peur panique commençait à broyer mon estomac, mais je n’arrivais plus à m’arrêter : mes jambes s’étaient mises à fonctionner toutes seules, ignorant tout ordre émanant du cerveau.

La notion de « parcours » me parut plus claire lorsque des murets surgirent du sol, me coupant la route. Aussitôt, je bondis, m’agrippai au bord du muret et l’enjambai avec précipitation. Hélas, d’autres murets se dressèrent, et bientôt s’accompagnèrent de colonnes, d’escaliers, de balustrades et de grillages. Une incroyable bâtisse était en train de naître autour de moi, m’emprisonnant dans ses entrailles à l’architecture fantaisiste... Je bondis, escaladai, descendis, remontai sans jamais m’arrêter, tantôt roulant sur le sol, tantôt fendant l’air en un saut, parfois rampant, souvent courant. La peur qui avait pris possession de mon âme était désormais celle qui me portait à la façon de deux immenses ailes véloces.

J’effectuai un dérapage contrôlé sur le sol et m’engouffrai dans un long couloir. Je n’avais parcouru que quelques mètres lorsque je m’aperçus que les parois, lisses et lumineuses, se rapprochaient. Aussitôt, la peur crû encore. Ce n’était pas possible, ce cauchemar n’avait donc pas de fin ? J’accélérai, le cœur au bord des lèvres. Mes poumons étaient en feu, et mes jambes menaçaient de céder à tout instant ; mais je ne pouvais m’arrêter ! Je ne devais pas m’arrêter ! ! Et l’affreux claquement des mâchoires semblait ne jamais s’atténuer
Je regardai la fin du couloir : elle était si proche ! Quelques mètres encore… Mes épaules frôlaient désormais les parois, mes coudes se cognaient au mur. Quelques mètres à peine… La gueule n’avait plus aucune importance, seule comptait la fin du couloir. Je me mis de profil et continuai ma course en pas-chassé. J’y suis presque… Un sanglot s’échappa de ma gorge lorsque je sentis le mur frotter contre ma poitrine et mon dos. Je n’en pouvais plus, j’avais trop mal aux jambes, à la poitrine, au cœur… Ce n’était qu’un rêve, après tout, alors pourquoi ne pas abandonner ? Pourquoi ne pas juste affronter la douleur, l’agonie, puis le réveil ?
Mais je suis si proche du but !
Une décharge électrique me parcourut le bras lorsque ma main effleura le bout de la paroi ; j’empoignai l’arrête du mur, et me tractai violemment au-dehors. Je m’effondrai sur le sol au moment où les parois se refermaient en un claquement sec, juste derrière mes chaussures. Je jubilai.
Je l’avais fait

- C’était super, Hel ! Lança alors le punk, tout en applaudissant. Je savais que t’en étais capable. T’es un boss !
Je me relevai lentement, hors d’haleine. Le punk me fit son plus beau sourire.
- Fais pas cette tête, vieux, tu me remercieras plus tard ; allez, je te laisse, il te reste encore deux paliers… À la revoyure !
Avant que je n’aie pu formuler quoi que ce soit, le sol se volatilisa, et je tombai dans le vide. Au-dessus le moi, le punk m’adressa un petit signe de main.

Cela avait été très fugace, à peine visible... Mais je l’avais vu. Sa voix était enjouée, son sourire resplendissant, mais ses yeux étaient emplis de tristesse.
Comme tous ceux dont j’avais oublié jusqu'à l’existence.
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MessageSujet: Re: Falling Awake [solo]   Sam 17 Jan - 10:54

~ Quatrième Palier :
 
Je n’aime pas trop les jeux de société, car ils impliquent, justement, d’être en société.
… Le paradoxe est qu’à côté de cela, j’adore jouer.



- Hello, Hel, fit une voix flûtée.
Je plissai les yeux, tentant de voir mon interlocuteur. Mais autour de moi ne régnait que la pénombre.
- Ça faisait longtemps. Et si nous jouions ?
- À quoi voulez-vous jouer ? Questionnai-je ; je fus agréablement surpris de constater que j’avais retrouvé ma voix et mon souffle. L’épée, en revanche, avait disparu.

Étant privé de mes yeux, je focalisai mon attention sur les sons qui m’entouraient ; je remarquai, à nouveau, la musique, bien plus forte cette fois, que j’avais entendu sur le deuxième palier. Douce, un brin triste, elle alliait avec perfection chœurs de femmes et piano. Cependant, je ne parvenais pas à en saisir les paroles.
La voix résonna à nouveau :
- Tu étais doué pour les énigmes.
Le sol s’illumina doucement, et je pus enfin voir le visage de mon interlocuteur. Ou plutôt de mes interlocutrices.

Il s’agissait de deux petites filles, parfaitement identiques : les mêmes cheveux rouge sombre teintés de noir, les mêmes yeux noisette, les mêmes tâches de rousseur. Seuls leurs vêtements différaient : la petite de droite portait un pull noir et un pantalon rouge, l’autre était vêtue d’une robe rouge et de collants noirs.
Et toutes deux arboraient la même expression, grave et sévère.

- Tu connais ce jeu ? Commença la petite en pantalon.
- Il s’agit d’une énigme basée sur la logique.
- Deux portes, deux gardiens.
- L’un des gardiens dit toujours la vérité, l’autre ment toujours.
- L’une des portes te mènera au palier suivant.
- L’autre te jettera dans ton pire cauchemar.
- Tu n’as le droit de poser qu’une seule et unique question…
- … Et ne recevras qu’une seule et unique réponse de chacun des gardiens.
- Bon courage
, conclut la petite en pantalon.

Je regardai successivement les jumelles, leur expression si grave à côté de leur visage si juvénile. Elles ne devaient pas avoir plus de 10 ans…

- Soit. Dis-je. Laissez-moi réfléchir.
Je connaissais cette énigme. J’avais déjà dû la voir dans un livre. Malheureusement, je ne me souvenais pas de la solution. Je réfléchis. Une seule question ? Cela me paraissait trop juste. En plus, j’ignorais qui mentait et qui disait la vérité. J’ignorais qui gardait la porte de sortie et qui gardait la porte du cauchemar. Une question pour trouver quatre inconnues… Ceci dit, une seule réponse m’intéressait : où était la porte du palier suivant.

Si je demandais qui gardait la porte du palier, l’une me répondrait juste et l’autre faux. En admettant que la menteuse garde la porte du palier et que l’autre garde la porte du cauchemar, les deux me répondraient que la porte du palier est gardée par l’autre. Ce qui ne m’avancerait absolument pas.
De même, si la menteuse gardait la porte du cauchemar, alors les deux me répondraient que la porte de sortie est la leur ; ce qui ne m’aiderait pas non-plus.
Une seule question ; il fallait faire de deux pierres un seul coup

Les deux me répondraient. Chacune aurait sa réponse. Mais les deux me donneraient une réponse identique – à ceci près que l’une serait fausse et l’autre juste. Mais si je posais une question qui impliquait deux réponses distinctes ? En ce cas, quelle question poser ?
Je ne pouvais demander « qui garde la porte du palier suivant », parce qu’elles me diraient toutes les deux la même chose…
Mais si je les questionnais sur autre chose que la porte, tout en impliquant la porte ?

Doucement, les mécanismes de mon cerveau s’emboîtaient, s’imbriquaient les uns dans les autres.

- Et si… Je me tus, parachevant mon raisonnement. Si je demande à votre jumelle de me dire qui garde la porte du palier suivant, que me répondrait-elle ?
Un lourd silence suivit ma question.
Puis celle en robe parla :
- Ma jumelle te dira que je garde la porte du palier suivant.
- Ma jumelle te dira qu’elle garde la porte du palier suivant
, déclara celle en pantalon.

Je souris. J’avais vu juste. Je me dirigeai d’un pas résolu vers la demoiselle au pantalon.
- Je choisis votre porte.
La petite fille me regarda, pensive, puis claqua des doigts : aussitôt, l’air derrière elle frémit, et sembla prendre une consistance aqueuse.
- Comment as-tu trouvé la menteuse ? Demanda timidement la demoiselle en robe.
- Je ne l’ai pas trouvée ; je sais juste que je ne dois, en aucun cas, prendre la porte de celle qui me répondra « ma jumelle te dira que je garde la porte du palier suivant ».

Cette énigme implique deux cas de figure : ou bien la menteuse garde la porte du palier – et sa jumelle garde la porte du cauchemar – ou bien la menteuse garde la porte du cauchemar – et sa jumelle garde la porte du palier.
Dans le premier cas, à la question « qui garde la porte du palier », les deux me répondront que c’est l’autre qui garde ladite porte. L’une à tort, l’autre à raison.
Dans le second cas, à l’inverse, les deux me répondront que la porte du palier est leur, ce qui sera vrai pour l’une et faux pour l’autre.

Ceci dit, si je pose la question « si je demande à votre jumelle de me dire qui garde la porte du palier suivant, que me répondrait-elle », dans les deux cas, vous me répondrez ce que vous venez de me répondre : « ma jumelle te dira que je garde la porte du palier suivant / ma jumelle te dira qu’elle garde la porte du palier suivant ».

Si nous sommes dans le cas numéro un, la menteuse répondra que l’autre dira que la porte du palier est sienne – ce qui est faux, puisque l’autre, qui dit toujours la vérité, répondrait ne pas garder la porte du palier. Quant à celle qui dit la vérité, elle répondra, à l’inverse, que l’autre dira ne pas garder la porte du palier – ce qui est correct, puisque la menteuse aurait prétendu que l’autre garde la porte du palier.
Conclusion : je ne dois pas prendre la porte de celle qui me répond « ma jumelle te dira que je garde la porte du palier suivant », car sa porte est celle du cauchemar.

Si nous sommes dans le cas numéro deux, la menteuse mentira et répondra que l’autre dira ne pas garder la porte du palier, et celle qui dit la vérité répondra que la menteuse prétendra garder la porte du palier – alors que justement, ce ne sera pas le cas, vu que la menteuse garde celle du cauchemar. Autrement dit, la menteuse dira, à tort, « ma jumelle te dira que je garde la porte du palier suivant ».
Et une fois encore, je ne devrai pas prendre la porte de celle qui me donnera cette réponse, car sa porte est, à nouveau, celle du cauchemar.

En fait, il faut impliquer les deux gardiens dans une seule question ; on obtient deux affirmations, l’une vraie, et l’autre dont le contraire est vrai. À la rigueur, une seule réponse suffit à résoudre cette énigme. 


Les jumelles m’observèrent un instant, et je crus déceler une lueur amusée au fond de leurs yeux. Je crois que je n’avais jamais aimé les longues explications, et cette dernière me laissait sans souffle.
- Bon courage, Hel, finit par dire la petite en robe.
- Plus qu’un palier, Hel, dit l’autre, en s’écartant du portail.

J’y entrai, la tête haute et le cœur confiant.
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MessageSujet: Re: Falling Awake [solo]   Dim 18 Jan - 16:20

~ Ultime Palier :

Des cheveux d’argent, des yeux de cristal… et un cœur de pierre ; je n’avais pas peur de lui, parce que je ne le connaissais plus.
Peut-être était-ce la raison de sa hargne envers moi.



Le sol du dernier palier représentait une jeune femme aux longs cheveux noirs de jais et au teint pâle comme la neige. Ses yeux étaient, à l’instar de tous les personnages précédemment vus, clos. Pourtant, j’aurais reconnu son visage entre mille : il s’agissait de la fameuse amie que l’on avait retrouvée morte à mes côtés la nuit de l’accident.
- Tu la reconnais ? La voix était grave, profonde. Et le ton était froid et tranchant.
- Non, répondis-je, une fois encore : cette question était celle que l’on m’avait posée le plus souvent depuis mon réveil.
Je levai les yeux vers mon nouvel interlocuteur.

Il était à l’image de son arme, et de sa voix. Droit, allongé et athlétique, doté d’une froide beauté et d’un regard d’acier. Ses longs cheveux d’argent cascadaient le long de son corps de lévrier et sur ses épaules carrées. Il n’était vêtu que d’un simple jean, et avait pourtant plus de prestance que n’importe quel monarque en habit d’apparat. Un cache-œil masquait la partie gauche de son visage, et un long sabre japonais prolongeait son bras musculeux.

- Alors, quel défi allez-vous me proposer ? Finis-je par demander, brisant le silence lourd de tension. L’œil du sabreur se plissa, et, pendant une fraction de seconde, j’eus la ferme impression qu’il venait de me transpercer de sa lame ; son froid œil de cristal était, à lui seul, plus tranchant que n’importe quel sabre
- Un duel, répondit-il d’un ton aussi sec que lui. Toi à l’épée, moi au sabre.
- Je n’ai pas d’… Je m’interrompis, interloqué : l’épée à garde jaune avait retrouvé sa place dans ma main sans que je ne m’en aperçoive.
- Désarme-moi ou fais-moi sortir du ring, reprit le sabreur, tout en se mettant en garde.

J’ignore encore comment, mais, au moment où je le vis jouer de son sabre, je sus qu’il était exceptionnel. La grâce de ses mouvements me laissa interdit, la beauté de sa gestuelle me fascina. Mon adversaire était un sabre, et n’avait rien à voir avec les créatures du deuxième palier.
- En garde, m’ordonna-t-il, et je m’exécutai.

Je serai bien en peine de formuler ce qu’il se passa ensuite. Nos lames s’entrechoquèrent une première fois avec fracas, puis s’interrompirent. Elles échangèrent une seconde passe, timidement, puis une autre, et, enfin, se mirent à tournoyer sans discontinuer.
Il était incroyablement vif. Il parait toutes mes attaques comme s’il les connaissait déjà par cœur. Il ne faisait aucun mouvement inutile, et se mouvait avec une impressionnante dextérité. Et surtout, il n’avait aucune pitié : chacune de ses attaques visait à m’arracher l’épée des mains, à me repousser vers les bords du vitrail. Le plat de sa lame s’abattait sans répit sur mes membres, le tranchant sifflait auprès de mes oreilles en une sinistre mélodie.
J’en vins à me demander si son but n’était pas, finalement, de me tuer…
Par chance – ou grâce à un entraînement dont je n’avais aucun souvenir ? Ou peut-être grâce au rêve ? – mes reflexes me permettaient de lui faire face, et ma propre vitesse et dextérité me donnaient, parfois, l’avantage.
Mais combien de temps pouvais-je tenir face à ce type d’individu ?

Je tentai de le désarçonner d’une feinte, mais, comme s’il avait deviné mon intention, il se fendit en une esquive, me laissant frapper dans le vide. Je fis volte-face juste à temps pour parer le coup qu’il me porta, et nous restâmes quelques secondes ainsi, crispés sur nos gardes, nos lames crissant l’une contre l’autre.
L’issu de ce combat me paraissait incertaine. Cependant, comme auparavant, j’éprouvais le besoin de gagner, d’aller jusqu’au bout. Je n’avais pas franchi toutes ces épreuves pour perdre ainsi !
Nous nous repoussâmes mutuellement, nous expédiant à quelques mètres l’un de l’autre.
Je ne reconnaissais pas cet homme. J’ignorais qui il était, si je le connaissais, si l’on avait été amis, ce que l’on avait vécu ensemble ; mais, si ma mémoire était incomplète, elle n’en restait pas moins hautement performante. Et, à ce moment précis, elle était parfaitement fonctionnelle.
J’étais en mesure de me repasser, très clairement, l’enchaînement de ses coups, la combinaison de ses assauts. En dépit de sa gestuelle impeccable, j’avais perçu plusieurs failles dans sa garde. Très légères, certes, mais qui pourraient s’avérer mortelles si on les exploitait correctement.
Un court instant, il me vint à l’esprit que je serai beaucoup plus efficace face à lui si j’avais deux armes

Mais ce n’était, malheureusement, guère mon cas. Je fondis sur lui au moment où ses jambes le propulsaient vers moi. Une fois de plus, les lames entamèrent leur splendide et mortel ballet, produisant des gerbes d’étincelles à chaque choc et sifflant lorsqu’elles tranchaient l’air. Je comprenais, doucement, sa stratégie ; je me fendis en une attaque, me retirai au moment où il esquissait une riposte. Le plat de ma lame vint frapper sa main, mais ne parvint à lui faire lâcher son sabre. Cependant, l’assaut dû inquiéter mon adversaire suffisamment, car il resserra sa prise sur l’arme et redoubla d’efforts.
Je tentai une autre approche : cette fois, je profitai de sa charge pour le frapper aux côtes. Aussitôt, une nouvelle brèche s’offrit à moi, sur laquelle je me jetai impitoyablement. Les coups s’enchaînèrent, rapides, fluides, précis ; soudain, mes pieds quittèrent le sol. L’élan m’emporta, et je lui fondis dessus en une attaque en vrille. Le sabreur, que mon assaut précédant avait mis dans une mauvaise posture, vacilla lorsque mon arme vint lui arracher la sienne des mains.
Le sabre voltigea un instant, instant pendant lequel nous bondîmes tous deux, le bras tendu. Hélas pour lui, je fus plus rapide : je saisis la garde du sabre, et, sans attendre d’avoir retouché le sol, porta une attaque circulaire à mon opposant, usant de mes deux armes.

Le sabreur s’effondra sur le sol, le souffle coupé. Je ne lui laissai pas le temps de se relever : j’atterris à ses côtés, et plaçai la pointe de mon épée sur sa gorge.
J’avais gagné !
Mon euphorie fut de courte durée, cependant. Face à moi, le sabreur avait perdu son regard et me fixait avec tristesse.
Pourquoi fallait-il qu’ils me regardent tous ainsi ? Pourquoi devais-je subir ces regards, moi qui souffrais déjà d’avoir perdu un pan complet de ma mémoire et de mon identité ?
Une telle expression aurait ôté la joie au plus gai des larrons.

- C’est bon, va, me dit le sabreur, en se relevant.
Je le tendis son sabre. Je tentai de dissimuler les tremblements qui secouaient mes membres, et faisaient vibrer mes jambes.
Il reprit l’arme sans un mot, puis recula.

La lumière s’atténua doucement mais sûrement, et, bientôt, la pénombre fut complète. Toutefois, juste avant qu’il ne disparaisse, je vis son expression changer, son œil s’écarquiller de surprise, sa bouche s’ouvrir. Il se précipita vers moi, mais c’était trop tard.

Les ténèbres m’engloutirent.
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MessageSujet: Re: Falling Awake [solo]   Mar 20 Jan - 15:04

~ Cauchemar :

La première chose que je remarquai fut le silence, oppressant. La deuxième fut que le sol n’était ni lumineux, ni de vitrail. Et enfin, la troisième chose que je constatai fut que je n’étais pas dans ma chambre.
L’endroit était sombre, et sale. Je me trouvais dans une sorte de terrain vague désaffecté, délimité par des palissades recouvertes de tags et éclairé par la seule et faible lumière des réverbères crasseux. Le sol était boueux, et jonché de papiers gras. Des gravats et de vieux appareils électroménagers traînaient çà et là. Le ciel nocturne, quant à lui, était chargé de lourds nuages.
Donc je rêve encore, songeai-je. Cette nuit aura été bien longue et bien chargée !

Le hurlement résonna alors, déchirant le silence, ébranlant la nuit, glaçant mon sang. Et je la vis. À nouveau. Cette bouche grande ouverte sur ces crocs monstrueux, cette ignoble bouche sans lèvres aux gencives rouges de sang. Je crus un instant que le punk était revenu lui-aussi, mais il n’en était rien.
La créature de cauchemar se dressa de toute sa taille, et hurla mon nom à pleins poumons. Car c’est ce qu’elle était, en vérité : une bouche affreuse, perchée sur un long cou de membrane relié à deux énormes poumons violacés et sanguinolents. Je réprimai une envie de vomir ; le monstre, sordide et ignoble, n’était pas sans rappeler les schémas représentant le système respiratoire des manuels de biologie.
Je tournai les talons, et m’en fus. Je me sentais gagné par une peur irrépressible, une terreur sans nom. Je tentai d’effacer le souvenir horrible de la créature tandis que je courrais, mais, sans cesse, l’image s’imposait à moi.
- Reviens ! Hurla la créature d’une voix déformée par la haine. Reviens, Hel ! !
J’accélérai, paniqué. Mais pourquoi n’avançais-je donc pas ? En dépit de tous mes efforts, il me semblait faire du sur-place ; les palissades salutaires restaient hors d’atteinte, la voix restait proche de mes oreilles. Je voulus hurler ; mais je ne pus prononcer qu’un son rauque, trop faible pour être entendu.
Bientôt, un autre bruit se mêla à celui du monstre, tout aussi inquiétant : celui d’un tambour martelé avec frénésie. Je ne mis que quelques secondes à comprendre que ce son irrégulier et entêtant était celui de mon cœur, lequel secouait mes côtes comme un prisonnier secouant les barreaux de sa cage. Je dus ralentir tant la douleur était insupportable. Derrière moi, la bouche n’avait cessé de hurler.

Ce n’est qu’un rêve, pensai-je soudain. Je suis en train de rêver, il ne peut rien m’arriver, en vérité. Je me laissai tomber à genoux, le cœur au bord des lèvres. Je devais me calmer ; ceci n’était que le fruit de mon imagination, et si je le souhaitais, je pouvais contrôler mon imagination.
Je sentis le souffle de la créature sur ma nuque. Elle était juste derrière. Elle n’existe pas. Ce terrain vague n’existe pas. Si je veux la vaincre, je peux la vaincre.
Sa grande gueule s’étira en un infâme sourire.
- Hel, siffla-t-elle, et le simple fait de prononcer ce mot sembla lui procurer une extrême jouissance.

Lorsqu’elle ouvrit la gueule, je fis volte-face, et plantai mon arme dans son palais. Elle hurla, mais cette fois de douleur et de surprise, et recula vivement. Je profitai de ce court répit pour observer mon arme : à la place de l’épée à garde jaune luisait, doucement, une étrange tige de verre violet ornée de rosaces de cristal. Sa délicatesse contrastait avec la résistance dont elle avait fait preuve, et sa finition m’évoquait celle d’un bijou. Mais surtout, il me semblait avoir déjà rêvé d’un pareil objet. La bouche reprit ses cris, mais cette fois, je distinguai clairement la souffrance doublée de haine d’un être blessé et furieux.
Je n’avais pas peur.

Je me campai sur mes jambes, et lui fis face. Je répétai les mouvements que j’avais effectués face au sabreur, je reproduisis la danse mortelle qui m’avait mené à la victoire. Mon arme me semblait bien plus légère, bien plus maniable que l’épée ; j’eus même l’impression qu’elle avait été créée spécialement pour moi tant elle était parfaite.
Je fondis une nouvelle fois sur la créature, maintenant à l’agonie : un sang noir et épais ruisselait de ses plaies béantes, et sa gueule était tordue en un rictus de douleur. Je bondis en l’air, déterminé à lui assener le coup de grâce.

Mais au moment de procéder, un étrange sentiment s’empara de moi. Tandis que mon corps s’élevait, mon esprit fut obnubilé par une image, soudaine, nette, absorbante : celle d’une affreuse clé gigantesque, couverte de chair visqueuse et pulsante, et munie d’un œil injecté de sang. Je sus alors que je pouvais la prendre, et porter mon coup de grâce avec. Sa poignée d’os m’appelait, ses yeux me fixaient avec insistance.
Tue-la avec moi.
Mon arme de cristal frappa la créature, l’anéantissant sur le coup.
Je me relevai lentement, encore sonné par ce qu’il venait de se passer. La clé cauchemardesque avait disparu, me laissant seul avec l’arme translucide. Une étrange arrière-pensée continuait cependant d’hanter les méandres de mon cerveau, sans jamais se manifester clairement.

Soudain, un bruit strident retentit, me faisant violemment sursauter.
J’étais dans ma chambre. Les murs qui m’entouraient étaient les miens, les posters m’appartenaient. Mon cœur me faisait affreusement mal, et mon matelas était trempé de sueur.
Je passai quelques secondes à tenter de retrouver mon souffle, et achever de me réveiller. Puis, je coupai mon réveil et me levai.

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